Livreur de pizza à Bastia
Histoire gay publiée le 24/08/2016
La canicule me rend dingue, du côté de mon bureau à Bastia, le temps est bleu, à couper, et lourd. A suer. Je travaille trop, et jusqu'à tard dans la nuit depuis huit jours, sur des plans d'immobilier qui m'épuisent. J'ai envie de manger, ce soir, de avaler aussi quelque chose de frais. Je commande donc une pizza. Ce qui se fait attendre beaucoup plus qu'annoncé. 20 minutes,tu parles; ça fait vite 45 minutes que j'essaie de patienter quand, dans l'escalier de mon étage j'entends arriver un mec essoufflé. J'ouvre la porte, et je tombe sur un jeune rebeu, beau à tomber, avec des yeux verts qui vous rentrent dans le coeur et se gravent sur votre peau, putain! Il doit avoir 21 ou 22 ans maxi. Médusé, je le regarde, bouche ouverte étonné devant sa beauté si gracieuse, sa gueule de joli diable, et son torse qu'on devine sous son tshirt rouge et blanc. Il est fin, en apparence, mais sans doute plus costaud qu'il n'en a d'abord l'air. Je m'esquive de la porte pour le faire rentrer, quand, d'un coup, je me rends compte qu'il a les jambes de son pantalon clair déchirées à l'avant, entre les cuisses et le genou, et qu'il y a un filet de sperme qui coule de sa jambe gauche, et le torse aussi est égratigné ou blessé, il y a une déchirure devant sa poitrine coté droit. Une sorte de zébrure. Je lui dis: Vous arrivez bien tard... Il me rétorque: je sais, je sais,M'sieur, mais j'ai un ... un accident... Je réponds: en le regardant avec un début net de tendresse: Un accident? vous êtes blessé? Si vous voulez, j'ai de quoi vous soigner là... Il me lâche un regard doux et percutant à la fois, me répond: OK, et pose la pizza sur un meuble de coin dans le couloir, et il me pousse contre le mur, pas rudement mais avec une claire autorité du mec qui sait ce qu'il veut. Surpris,je recule collé au mur, et je lui dis:Pourquoi vous me poussez, y a blem? -Non, mais je... j'ai envie de ... de vous embrasser. Et je ... je ne sais pas comment vous... -Pourquoi pas? Je m'appelle Jim, tu sais, j'ai a peu près ton âge, tu peux me tutoyer. Et il se jette sur mes levres. Il me gobe la bouche goulument, en profondeur, me balance sa langue à fond dans la gueule. _Moi, c'est Hakim; t'a quoi pour me soigner, Jim? _De quoi désinfecter tes plaies, mon coeur. _Hum... Vas-y. Alors, j'ai apporté tout ce qu'il fallait, je l'ai désabillé, amené vers la douche, je l'ai lavé, en me déshabillant aussi et en l'accompagnant. Il était magnifiquement bâti, solide et joli comme tout, il avait des écchymoses, des bleus, des déchirures sur le torse, le cou, les jambes, les mains, une lèvre un peu ouverte, en fait, c'était une chute en scooter, poursuivi par un putain de salop en voiture qui l'avait serré contre le trottoir devant la résidence où j'ai mes bureaux. Une fois lavé et pansé, je lui demandé s'il avait besoin de quelque chose d'autre? Il me regardait avec avidité. Et moi aussi. Il me répond: c'était ma dernière livraison ce soir, en fait je suis le patron de la pizzeria, alors je peux rentrer quand je veux là. T'es pas pressé. Alors, moi, j'ai répondu, vite: non, non, d'une voix émue, rauque... A suivre!